Les pages d'un éditeur disent ce que son outil sait faire. C'est leur travail, et les nôtres ne font pas exception. Ce qu'on ne trouve à peu près jamais, c'est la liste inverse.
Elle existe pourtant, et elle est plus utile que l'autre : chacune des limites ci-dessous se découvre de toute façon dans les premières semaines d'usage. Autant qu'elle soit connue avant la signature plutôt qu'après.
Il suppose une connexion
Batouno n'a pas de mode hors ligne. Quand le réseau tombe, on attend qu'il revienne.
Ce n'est pas un oubli. Un mode hors ligne suppose de conserver des saisies sur l'appareil puis de les remonter, et cette remontée échoue parfois sans que personne le remarque. Dans une étude, découvrir trois semaines plus tard qu'un mouvement saisi hors connexion n'est jamais arrivé coûte plus cher que d'avoir attendu le réseau sur le moment. Nous avons préféré une contrainte visible à une promesse qui se retourne.
Un seul pays est ouvert
Le produit est conçu pour la zone OHADA et son modèle de données prévoit les autres États membres. Le Sénégal est le seul pays ouvert à ce jour.
Cela veut dire quelque chose de précis : les types de dossiers, les barèmes et les délais livrés sont paramétrés pour le droit applicable ici. Une étude installée dans un autre État membre trouverait une structure qui lui convient et un paramétrage qui ne lui convient pas. Nous préférons le dire plutôt qu'annoncer des ouvertures qui n'ont pas eu lieu.
Il n'est pas gratuit, et il engage
Il n'existe pas de version gratuite permanente. Le mois d'essai est un essai, pas une offre : à son terme, l'abonnement court sur douze mois.
La raison est assumée. Un outil de gestion d'étude n'a aucun intérêt tant qu'il n'est pas installé, le fonds repris et l'équipe formée — trois choses qui coûtent avant de rapporter quoi que ce soit, et que nous ne facturons pas séparément. L'engagement de douze mois est ce qui rend cette économie tenable. Une formule sans engagement pourrait exister, mais elle facturerait la mise en service, et elle vous coûterait davantage la première année.
Second point du même ordre : la facturation part de trois utilisateurs. Une étude de deux personnes paie donc pour trois. C'est une limite réelle et nous ne la présentons pas autrement.
Il ne saisit rien à votre place
Un mouvement non saisi reste un mouvement non saisi. Un dossier qu'on n'a pas ouvert n'existe pas. Une étape que personne n'a inscrite n'apparaîtra pas parce que l'outil l'aurait devinée.
Ce n'est pas une limite technique, c'est un principe. Un logiciel qui complète ce qu'on ne lui a pas dit produit des données fausses avec assurance — et dans une étude, une donnée fausse présentée avec assurance est pire que pas de donnée du tout. Ce que nous cherchons, c'est que la saisie ait lieu au moment où elle est facile, non qu'elle soit supprimée.
Il ne rédige pas vos actes
Batouno gère le dossier autour de l'acte : les parties, les pièces, les formalités, les délais, les mouvements de fonds, les documents. Il ne rédige pas la minute et ne fournit pas de bibliothèque de clauses.
C'est une frontière volontaire. La rédaction engage la responsabilité du notaire sur le fond, et une bibliothèque de clauses tenue à jour est un métier à part entière — mal tenue, elle est pire qu'absente. Nous préférons faire correctement ce qui entoure l'acte plutôt qu'approximativement ce qui le constitue. En pratique, vous rédigerez comme vous rédigez aujourd'hui, et le document rejoindra le dossier.
Le stockage n'est pas illimité
Chaque étude dispose de 170 Go pour les documents de ses dossiers, sans coût supplémentaire par dossier, par acte ou par document déposé. Les archives numérisées, elles, ne sont pas décomptées : reprendre un fonds ancien, même volumineux, n'entame pas ce quota.
C'est confortable pour une activité courante, et ça le reste longtemps. La limite existe quand même — elle se rencontre après des années d'accumulation de pièces de travail, et une extension s'ajoute alors à l'abonnement. Mieux vaut la connaître que la découvrir.
Il ne dit pas le droit
Les barèmes, les délais et les pénalités sont paramétrés d'après les textes applicables, et révisés quand ces textes changent. Ils servent à contrôler un calcul, à voir venir une échéance, à éviter qu'un délai passe inaperçu.
Ils ne valent pas caution. La responsabilité de l'acte reste entière et reste celle du notaire. Un éditeur qui laisserait entendre que son outil sécurise juridiquement un acte vous exposerait au lieu de vous protéger.
Il ne remplace pas vos archives
Reprendre un fonds n'est pas le numériser, et la conservation des minutes demeure une obligation de l'étude, sur le papier, dans ses locaux. Le sujet mérite mieux qu'un paragraphe : que deviennent vingt ans de dossiers.
Pourquoi publier cette liste
Parce qu'un professionnel qui exerce depuis vingt ans se méfie, à juste titre, d'un produit qui ne sait rien refuser.
Et parce que nous préférons perdre une étude à la lecture de cette page plutôt qu'au bout de trois mois d'usage, quand la limite se découvre et que la confiance, elle, ne se reprend pas.
Si l'une de ces limites est rédhibitoire pour votre étude, elle l'est aujourd'hui et elle le sera dans six mois : mieux vaut l'avoir su avant d'engager une équipe dans une migration. Et si aucune ne l'est, vous savez au moins que le reste de ce que nous écrivons obéit à la même règle. Une page qui énumère ce qu'un produit ne fait pas coûte quelques prospects. Une page qui promet ce qu'il ne fait pas coûte des clients, et plus tard.
→ Le prix, écrit sur le site — Comment se passe une reprise de fonds