Décision18 août 2026

Ce que Batouno ne fait pas

Un produit qui ne sait rien refuser promet tout. Voici la liste de ce que notre outil ne fait pas, et la raison de la publier plutôt que de la laisser découvrir.

Les pages d'un éditeur disent ce que son outil sait faire. C'est leur travail, et les nôtres ne font pas exception. Ce qu'on ne trouve à peu près jamais, c'est la liste inverse.

Elle existe pourtant, et elle est plus utile que l'autre : chacune des limites ci-dessous se découvre de toute façon dans les premières semaines d'usage. Autant qu'elle soit connue avant la signature plutôt qu'après.

Il n'envoie rien à vos clients

Batouno ne parle pas à vos clients à votre place. Il n'envoie ni WhatsApp, ni SMS, ni e-mail, ni rappel. Le client suit son dossier par un lien que vous lui envoyez vous-même, par WhatsApp ou par SMS ; c'est l'étude qui décide quand, à qui et avec quels mots.

Les notifications de Batouno, elles, vont aux collaborateurs de l'étude, sur leur téléphone : une échéance qui approche, une pièce revenue. Jamais au client.

Il n'a pas d'agenda

Batouno ne prend pas de rendez-vous. L'accueil tient le registre des visites du jour — qui arrive, pour qui, depuis quand il attend — et prévient le collaborateur attendu. Les rendez-vous, eux, restent dans l'agenda que l'étude utilise déjà.

Il ne rédige pas vos actes

Batouno gère le dossier autour de l'acte : les parties, les formalités, l'argent, les documents. Il ne fournit ni actes types ni bibliothèque de clauses. Son Centre de rédaction ouvre les Word, Excel et PowerPoint du dossier dans le navigateur, où le notaire corrige le projet en ligne, mais l'acte reste l'œuvre de l'étude. Amy, son assistante, peut préparer un projet — toujours à partir d'un modèle ou d'un ancien acte de l'étude, en marques de révision que le notaire accepte ou refuse une à une (mise à jour du 10 octobre 2026).

C'est une frontière volontaire. La rédaction engage la responsabilité du notaire sur le fond, et une bibliothèque de clauses tenue à jour est un métier à part entière.

Il ne décide rien à votre place, Amy non plus

Batouno calcule ce qui se calcule — un barème, une échéance, une écriture — et le montre. Il ne devine rien, et n'envoie aucune donnée à un service extérieur pour fonctionner. Ce qu'il ne sait pas classer, il le signale.

Amy, l’assistante de Batouno, lit les pièces dès qu’elles arrivent, remplit les fiches, prépare les gestes du dossier, de la caisse, de la comptabilité et des actes, et veille sur les formalités ; on lui écrit ou on lui parle, et ce qui touche un dossier, une personne ou l’argent attend la validation d’une personne de l’étude. Elle ne valide aucun acte et ne tranche aucune question : c’est le notaire qui décide. Batouno fonctionne entièrement sans Amy : l’étude l’active si elle le veut, conditions acceptées, et règle ce qu’elle peut faire seule. Ce qu’Amy fait, et ce qui part ou ne part jamais : Amy, l’assistante de votre étude.

Il ne suppose rien à votre place

Un versement non saisi reste un versement non saisi. Une formalité que personne n'a inscrite n'apparaîtra pas parce que l'outil l'aurait supposée. Un logiciel qui complète ce qu'on ne lui a pas dit produit des données fausses avec assurance — et dans une étude, c'est pire que pas de donnée du tout. Ce que nous cherchons, c'est que la saisie ait lieu une seule fois, au moment où elle est facile. Amy suit la même règle (mise à jour du 10 octobre 2026) : elle ne remplit un champ vide que d'après une pièce du dossier, avec sa source et la marque « Rempli par Amy », et propose tout le reste.

Il ne remplace pas vos archives

Batouno ne numérise pas votre fonds et ne tient pas d'archives. Les minutes restent sur le papier, dans vos locaux : la conservation est une obligation de l'étude. Le sujet mérite mieux qu'un paragraphe : que deviennent vingt ans de dossiers.

Il ne fait pas tout le travail de l'expert-comptable

Batouno passe les écritures, au plan SYSCOHADA révisé, et sort la balance, le grand livre, le compte de résultat et le bilan. Ces états sont construits sur la structure du SYSCOHADA révisé, et portent la mention « à valider par votre expert-comptable » tant qu'il ne l'a pas fait. La liasse fiscale et le tableau des flux de trésorerie ne sont pas produits : ils restent chez l'expert-comptable, qui les signe.

Il ne dit pas le droit

Le barème calcule les droits, les débours et les honoraires d'un dossier, et préremplit la provision. Il ne calcule pas les pénalités de retard, et il ne vaut pas caution : il sert à vérifier un calcul, pas à s'en remettre à lui. La responsabilité de l'acte reste entière, et reste celle du notaire.

Il ne vit pas dans un magasin d'applications

Batouno s'ouvre dans le navigateur, sur l'ordinateur comme sur le téléphone, et s'installe sur l'écran d'accueil du téléphone sans passer par un magasin. Les notifications sont éprouvées sur Android, avec Chrome ; nous ne promettons rien au-delà de ce que nous avons éprouvé.

Il suppose une connexion

Batouno n'a pas de mode hors ligne. Quand le réseau tombe, on attend qu'il revienne.

Ce n'est pas un oubli. Un mode hors ligne suppose de conserver des saisies sur l'appareil puis de les remonter, et cette remontée échoue parfois sans que personne le remarque. Découvrir trois semaines plus tard qu'un encaissement saisi hors connexion n'est jamais arrivé coûte plus cher que d'avoir attendu le réseau sur le moment.

Un seul pays est ouvert

Le Sénégal est le seul pays ouvert à ce jour. Les types de dossier, le barème, la TVA, les états de la DGID et la paie sont réglés pour le droit applicable ici. Nous préférons le dire plutôt qu'annoncer des ouvertures qui n'ont pas eu lieu.

Il n'est pas gratuit, et il engage

Il n'existe pas de version gratuite permanente. Les 15 jours d'essai sont un essai, pas une offre : à leur terme, l'abonnement court sur 12 mois.

La raison est assumée. Un outil de gestion d'étude n'a aucun intérêt tant qu'il n'est pas installé, l'existant repris et l'équipe formée — trois choses qui coûtent avant de rapporter, et que nous ne facturons pas séparément. L'engagement est ce qui rend cette économie tenable.

Second point du même ordre : la facturation part de 3 utilisateurs. Une étude de deux personnes paie donc pour 3 utilisateurs. C'est une limite réelle et nous ne la présentons pas autrement.

Le stockage n'est pas illimité

Chaque étude dispose de 170 Go pour les documents de ses dossiers, sans coût par dossier, par acte ou par document déposé. C'est confortable pour une activité courante, et ça le reste longtemps. La limite existe quand même ; au-delà, une extension s'ajoute à l'abonnement.

Pourquoi publier cette liste

Parce qu'un professionnel qui exerce depuis vingt ans se méfie, à juste titre, d'un produit qui ne sait rien refuser.

Et parce que nous préférons perdre une étude à la lecture de cette page plutôt qu'au bout de trois mois d'usage, quand la limite se découvre et que la confiance, elle, ne se reprend pas. Si aucune de ces limites n'est rédhibitoire pour votre étude, vous savez au moins que le reste de ce que nous écrivons obéit à la même règle.

→ Le prix, écrit sur le site — Comment se passe la reprise de l’existant