Le barème ne s’improvise pas. Le déroulé, si.
Presque tous les logiciels de gestion posent un cycle de vie : cinq statuts, une flèche entre chacun. Puis la conservation refuse, une pièce arrive après la signature, la banque renvoie le projet deux fois — et le dossier réel n’entre plus dans le schéma.
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Ce que ce sujet coûte aujourd’hui, et ce qu’il devient.
Aujourd'hui, sans Batouno
- Le dossier doit reculer d’une case parce que le logiciel ne connaît que des étapes ordonnées.
- Une pièce reçue après la signature n’a nulle part où se ranger.
- Les allers-retours avec une banque sont invisibles : seul le dernier état compte.
- Un dossier en sommeil se périme ou se ferme tout seul, et son historique se perd.
Avec Batouno
- Le dossier reste où il en est, et l’événement s’ajoute, daté, avec son motif.
- Une pièce se rattache au moment où elle est réellement reçue.
- Chaque aller-retour est une étape à part entière, avec sa version du projet.
- Un dossier se rouvre là où il s’était arrêté, lisible par quelqu’un qui n’était pas là.
Ce que fait Batouno, précisément.
La conservation refuse
Le dossier ne recule pas d’une case : il reste où il en est, et une étape « refus, motif, pièce à reprendre » s’y ajoute, datée. Le reste du dossier continue pendant ce temps — la provision est encaissée, une autre pièce arrive.
Une pièce manque après la signature
Certaines pièces ne conditionnent pas la signature mais conditionnent la formalité. Elles arrivent donc après. Dans un déroulé linéaire, cela n’a pas de place ; ici, la pièce se rattache au dossier au moment où elle est reçue.
La banque renvoie le projet, deux fois
Chaque aller-retour de correction est une étape à part entière, avec sa version du projet d’acte. Au troisième, on sait combien de temps l’établissement a mis à répondre, et sur quoi.
Le dossier reprend après des mois
Un héritier injoignable, une succession en attente. Le dossier ne se périme pas et ne se ferme pas de lui-même : il se rouvre là où il s’était arrêté, avec l’historique daté de ce qui avait déjà été fait — lisible par quelqu’un qui n’était pas là.
À l'écran
Deux ventes immobilières, deux histoires
2026/VIM/098
2026/VIM/112
Même type d'acte, même barème. Aucun des deux déroulés n'est le bon.
Les chiffres qui comptent ici.
Les questions qu’on nous pose
Sans étapes imposées, comment garantir que rien n’est oublié ?
Par ce qui est réellement structuré : les pièces attendues du type d’acte, les parties à pourvoir, les délais légaux et les relances d’organismes. Ce sont des vérifications ; ce n’est pas un ordre de passage.
Nos clercs ont besoin d’un cadre. N’est-ce pas trop libre ?
Le cadre existe : type d’acte, pièces attendues, barème, échéances. Ce qui est libre, c’est la succession des événements — parce qu’aucune étude n’a jamais réussi à la prévoir à l’avance sans devoir la contourner ensuite.
Peut-on tout de même se définir une trame maison ?
Rien ne l’empêche, et beaucoup d’études le font. La différence est qu’un dossier qui s’en écarte n’est pas en erreur, et n’oblige personne à saisir une étape fictive pour débloquer l’écran suivant.
Comment sait-on où en est un dossier, alors ?
À sa dernière étape et à sa date. « Relance de la conservation, 12 mai » renseigne infiniment mieux qu’un statut « en instruction » posé il y a six semaines.
Essayez-le sur un dossier réel.
Le barème ne s’improvise pas. Le déroulé, si — et c’est le vôtre, pas le nôtre.
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